Le paysage numérique assiste à l’émergence d’un nouveau standard de beauté très spécifique : « Les tunnels Toblerone ». Cette tendance, qui a commencé à circuler sur les réseaux sociaux, suggère que le haut des cuisses d’une personne doit avoir suffisamment d’espace entre eux pour accueillir une barre de chocolat Toblerone triangulaire.
Bien qu’apparemment triviale, cette tendance met en lumière un modèle récurrent et problématique dans la culture des médias sociaux : l’évolution constante d’« idéaux » physiques de plus en plus étroits et irréalistes.
Que sont les « tunnels du Toblerone » ?
Le terme tire son nom de la barre de chocolat suisse emblématique, connue pour sa forme triangulaire distincte. La « tendance » postule qu’un écart visible entre les cuisses – suffisamment grand pour s’adapter à la largeur du chocolat – est le signe d’un physique désirable.
Les utilisateurs des médias sociaux auraient commencé à utiliser diverses célébrités comme références non officielles pour ce look, bien que ces chiffres n’approuvent pas la norme. Cela fait suite à une longue histoire d’objectifs corporels similaires, souvent inaccessibles, tels que l’obsession de « l’écart entre les cuisses » qui a dominé une grande partie de la décennie précédente.
L’impact sanitaire et psychologique
Les professionnels de la santé tirent la sonnette d’alarme sur les implications de ces normes de beauté hyper-spécifiques. Le danger ne réside pas seulement dans la poursuite physique de ces formes, mais aussi dans les conséquences psychologiques qu’elles imposent à ceux qui ne peuvent pas les rencontrer.
Dr. Jennifer Wider, experte en santé des femmes, prévient que ces tendances sont à la fois irréalistes et potentiellement dangereuses.
“Le corps de chacun est différent, et promouvoir ce standard de beauté impossible à atteindre pour la plupart des femmes ne conduit qu’à une mauvaise image corporelle, à une mauvaise estime de soi, et potentiellement au stress et à la dépression.”
Les principaux points à retenir des experts en santé sont les suivants :
– Diversité biologique : La structure corporelle, y compris la largeur des os et la répartition musculaire, est largement déterminée par la génétique. Un « écart » n’est pas un indicateur universel de la condition physique.
– Mesures trompeuses : Avoir un écart important entre les cuisses (ou en manquer) n’est pas une mesure fiable de la santé globale ou de l’état nutritionnel d’une personne.
– Risques pour la santé mentale : Une comparaison constante avec les « idéaux » arbitraires des médias sociaux peut déclencher des habitudes alimentaires désordonnées et une perte d’estime de soi.
Un cycle de tendances des médias sociaux
L’émergence des « tunnels Toblerone » illustre une tendance plus large de la culture numérique : la fragmentation des normes de beauté. À mesure que des mouvements comme la positivité corporelle gagnent du terrain, les algorithmes des médias sociaux réagissent souvent en créant de nouvelles « micro-tendances » très spécialisées qui fixent des objectifs encore plus spécifiques et difficiles à atteindre.
Ce cycle crée une cible mouvante pour les utilisateurs, où la « perfection » est constamment redéfinie, ce qui rend presque impossible pour une personne moyenne de se sentir satisfaite de son apparence.
Conclusion
La tendance du « tunnel du Toblerone » est un excellent exemple de la façon dont les médias sociaux peuvent fabriquer des idéaux corporels irréalistes. Les experts soulignent que l’anatomie physique varie considérablement selon les individus et que ces tendances reflètent davantage une culture Internet éphémère que la santé ou la beauté réelle.




























